Le pardon, le corps et la cartomancie — un guide approfondi

Le pardon est souvent présenté comme une notion morale ou spirituelle. Pourtant, lorsqu’on l’aborde avec sérieux, il apparaît aussi comme une pratique thérapeutique : une démarche qui modifie le paysage émotionnel, module notre physiologie et, à terme, influence l’équilibre des organes et la durée/intensité des maladies chroniques.

Cet article, dédié au corps, vise à :

  • expliquer comment il travaille sur le corps (mécanismes psychophysiologiques),
  • distinguer les formes de pardon et leurs effets réels (pardon exprimé, intérieur, Ho’oponopono, insincère…),
  • explorer les cibles particulières (un défunt, ses parents, une personne qu’on aime, un enfant, soi-même),
  • décrire l’impact de la rancune et de la culpabilité sur la santé,
  • proposer des tirages de cartes pour accompagner le processus,
  • donner des correspondances symboliques entre organes, émotions et cartes pour intégrer la cartomancie au travail thérapeutique.

Avertissement médical et éthique : le pardon peut favoriser la résilience et alléger le stress chronique, mais il ne remplace pas un suivi médical, psychothérapeutique ou psychiatrique. Les personnes atteintes de maladies graves ou traumatisées doivent se faire accompagner par des professionnels de santé en complément des pratiques spirituelles.


1. Qu’est-ce que pardonner — et ce que ce n’est pas

Pardonner n’est pas :

  • effacer la réalité d’une injustice ;
  • excuser un acte destructeur ;
  • renoncer à ses limites ou à sa sécurité (le pardon n’est pas synonyme de réconciliation immédiate) ;
  • une preuve d’oubli.

Pardonner, c’est :

  • couper le lien énergétique qui maintient la blessure active dans le présent ;
  • décider que l’événement passé ne gouvernera plus vos réactions quotidiennes ;
  • rendre la dignité au corps et au système nerveux, en diminuant la tension chronique liée à la colère ou la rumination ;
  • parfois rétablir la communication, mais souvent seulement se libérer intérieurement sans l’autre.

Beaucoup se trompent en pensant que pardonner est un cadeau offert à l’auteur du tort : au contraire, la principale bénéficiaire est la personne qui choisit de pardonner.


2. Mécanismes : comment le pardon agit sur le corps

La relation entre émotions et corps est étudiée par la psychoneuroimmunologie. Voici des mécanismes synthétiques, expliqués simplement :

  • Activation chronique du stress (axe HPA) : la colère persistante et la rancune déclenchent une activation répétée de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien. Cela maintient des niveaux élévés de cortisol et d’adrénaline qui, à long terme, perturbent le sommeil, la digestion, la mémoire et la réponse immunitaire.
  • Inflammation : un état émotionnel toxique favorise la production de cytokines pro-inflammatoires. L’inflammation chronique est un terrain commun aux maladies métaboliques, cardiovasculaires et à de nombreuses douleurs chroniques.
  • Tonification du système nerveux autonome : le pardon, la compassion et la détente stimulent le système parasympathique (nerf vague) — meilleur sommeil, meilleure digestion, réduction de la fréquence cardiaque et meilleure variabilité de la fréquence cardiaque (HRV), indicateur de résilience.
  • Mémoire cellulaire : au sens symbolique et, pour certaines recherches, au niveau épigénétique et neuro-endocrinien, les émotions répétées laissent des traces physiologiques. Rompre le schéma émotionnel permet à l’organisme d’entrer dans une phase de réparation.

Formule synthétique : moins de rumination → moins de cortisol et d’inflammation → meilleure régénération tissulaire et immunitaire.


3. Rancune, culpabilité, pardon : définitions et effets

  • Rancune : rumination, désir de revanche ou besoin que l’autre souffre à son tour. Effets fréquents : hypertension, troubles du sommeil, rigidité musculaire, douleurs dorsales, et souvent un sentiment de « poids » dans la poitrine.
  • Culpabilité : jugement intérieur, autocritique, parfois liée à la honte. Elle se loge souvent dans le système digestif (perte d’appétit, troubles digestifs) et affaiblit la confiance en soi. La culpabilité non transformée empêche la réparation (excuses, réparation concrète) et enferme dans la répétition.
  • Pardon : mouvement intérieur qui transforme la rancune et la culpabilité. Il peut être libérateur ou, si mal compris, un instrument d’auto-suppression.

Important : la culpabilité légitime (celle qui motive une réparation) est différente d’une culpabilité toxique (auto-punition). Le pardon véritable intègre la réparation quand elle est possible et la responsabilité sans l’auto-dégradation.

pardon

4. Cibles particulières du pardon et rituels adaptés

Chaque cible porte ses spécificités émotionnelles et son empreinte sur le corps. Voici des protocoles pratiques et des scripts.

4.1 Pardonner un défunt

Contexte : impossibilité de recevoir des excuses, « dialogues non tenus », regrets.

Impact corporel typique : tristesse persistante, oppression thoracique, respiration bloquée, sommeil troublé.

Choisir un lieu calme. Ho’oponopono : dire lentement quatre phrases : « Je suis désolé(e). S’il te plaît, pardonne-moi. Merci. Je t’aime. » (répéter 6–12 fois en respirant profondément).

Phrase d’intention : « Je rends ce qui m’appartient et je reprends ce qui est à moi : ma paix. »

4.2 Pardonner ses parents

Contexte : blessures d’attachement, exigences, manque, abus émotionnel/psychologique.

Impact corporel typique : troubles digestifs, douleurs lombaires (port du poids), fatigue chronique, colère refoulée (foie).

Approche : mélange d’écoute intérieure, mise en place de limites, et libération symbolique.

Cartographie de la blessure : tirage en 5 cartes (voir section cartomancie) pour identifier l’origine et l’impact sur le corps.

4.3 Pardonner une personne qu’on aime et qui nous a blessé(e)

Contexte : trahison affective, adultère, mensonge, violence relationnelle.

Impact corporel typique : tachycardie, nausées, perte d’appétit ou excès de consommation, insomnies.

Approche : priorité à la sécurité et à la clarté (est-ce une blessure isolée ? répétée ? abus?).

  • Si danger ou manipulation : prioriser la sécurité (protection, réseau, aide extérieure) avant tout travail de pardon.
  • Si blessure ponctuelle : le pardon peut s’exprimer en trois étapes — reconnaissance de la douleur, expression authentique (si souhaité), et décision interne de ne pas laisser la blessure définir l’avenir.
  1. Tirage 3 cartes : 1) la blessure, 2) ce que l’autre porte, 3) la voie pour moi.
  2. Ho’oponopono ou respiration cœur.

4.4 Pardonner un enfant (ou se pardonner l’enfant intérieur)

Contexte : enfants qui ont blessé (jalousie, parole blessante) ou blessures héritées de l’enfance.

Impact corporel typique : culpabilité lourde chez le parent (troubles digestifs), honte chez l’adulte reçu par son propre parent intérieur.

Approche : douceur, pédagogie, réparation concrète.

Rituel parental : expliquer calmement au child (selon l’âge) la faute, proposer réparation, demander pardon si nécessaire, puis faire un geste réparateur (une embrassade, une tâche commune).


5. Cartomancie et organes : correspondances symboliques

La cartomancie offre des images et des récits pour lire le corps en symboles. Voici une proposition de correspondances utilisables dans mes tirages :

Rappel : il s’agit d’une lecture symbolique à destination spirituelle et psychocorporelle, non d’un diagnostic médical.

Organe / zoneÉmotion(s) fréquemment associéesCartes & archétypes (exemples)Rituel / travail proposé
Cœur / poitrinetristesse, rancune, amour blesséAs de Coupes, Deux de Coupes, Les Amoureux, Roi/ Reine de CoupesRespiration cœur, Ho’oponopono, tirage centré sur l’affect
Poumons / respirationchagrin, incapacité à « laisser partir »Trois d’Épées (douleur), Huit d’Épées (étouffement), Valet de CoupesTravail sur la respiration, libération verbale, chant / cri thérapeutique
Foiecolère refoulée, frustrationRoi de Bâtons, Cinq de Bâtons, La Tour (explosion)Exercice d’ancrage, mouvement (marche, boxe douce), élimination symbolique
Estomac / digestionculpabilité, « non-digestion » d’événementsDix de Deniers (héritage), Neuf de Coupes (satiété vs vide)Travail sur la réconciliation, repas rituel, infusions apaisantes
Reins / vessiepeur, anxiétéAs d’Épées (réveil mental), Huit de Deniers (épuisement)Exercices de grounding, bains chauds, rituels de sécurité
Dos / épaulesporter un fardeau, responsabilitésDix de BâtonsAllègement par délégation symbolique (poser le fardeau), rituel de dépose

Ces correspondances servent de « langage » au tirage : la carte ne remplace pas le soin, mais elle révèle une piste d’interprétation.


6. Propositions de tirages pour travailler le pardon (exemples pratiques)

Tirage A — « Le pardon en 5 cartes »

  1. La blessure (origine)
  2. L’impact sur le corps
  3. Ce que je dois comprendre
  4. L’action concrète (rituel / geste)
  5. Le résultat attendu si j’accepte de travailler

Tirage B — « Pardonner à un défunt » (3 cartes)

  1. Ce que j’ai retenu
  2. Ce que je n’ai pas pu dire
  3. Le pas suivant pour le lâcher

Tirage C — « Pardon & corps » (4 cartes)

  1. Organe le plus sollicité
  2. Émotion principale à transformer
  3. Rituel corporel adapté
  4. Temps estimé pour ressentir un changement intérieur (période symbolique)

7. Exercices pratiques et scripts

7.1 Script pour pardonner quelqu’un en face (quand c’est sécuritaire)

  • Dire : « Je veux te dire ce qui m’a blessé(e). Je prends la responsabilité de mes réactions. Je ne cherche pas à te blesser. Si tu veux répondre, je t’écoute. Pour moi, je choisis maintenant de ne pas laisser cette blessure diriger ma vie. »
  • Observer les sensations corporelles et poser des limites si nécessaire.

7.2 Script pour pardonner dans sa tête (silencieux)

  • Visualiser la personne en face de soi, dans une bulle de lumière.
  • Respirer vers le cœur et dire intérieurement : « Je te rends la douleur. Je reprends ma paix. »
  • Répéter jusqu’à sentir le relâchement.

7.3 Script pour se pardonner soi-même

  • Assis(e), placer la main sur le cœur.
  • Dire : « Je suis humain(e). J’ai fait ce que j’ai pu avec les moyens du moment. Je me donne la permission d’apprendre. Je me pardonne. »
  • Faire un geste symbolique (poser la main sur l’estomac, boire un verre d’eau, écrire une promesse simple).

8. Quand le pardon seul ne suffit pas — limites et ressources complémentaires

  • Traumatismes complexes : le pardon sans accompagnement thérapeutique peut être dangereux (revictimisation, minimisation). Toujours orienter vers un thérapeute spécialisé si l’histoire contient violences graves.
  • Maladies chroniques : intégrer le pardon dans un plan global (suivi médical, nutrition, sommeil, activité physique adaptée, suivi psychologique).
  • Abus actuels : ne pas pardonner au prix de sa sécurité ; prioriser protection, distance et aide extérieure.


9. Conclusion — Pardonner : acte de santé, acte de souveraineté

Le pardon est un outil de transformation à la fois subtil et puissant. Pris dans la durée, il modifie la chimie corporelle, allège l’inflammation émotionnelle et libère l’espace nécessaire à la guérison. Mais pardonner exige discernement : il requiert souvent un accompagnement, des gestes concrets de réparation et surtout la mise en place de limites pour que la paix retrouvée ne se transforme pas en nouvelle vulnérabilité.

La cartomancie, en fournissant images, archétypes et rituels, peut servir de guide pour localiser la blessure, nommer l’organe sollicité, et choisir un rituel adapté. Elle ne guérit pas à elle seule, mais elle éclaire et active la volonté de changement.

Si vous aimez ce que j’écris vous pouvez également me lire sur mon site Il ne lui manque que la parole.


2 réflexions sur “Le pardon, le corps et la cartomancie — un guide approfondi”

  1. Royaume privé

    Celui qui pardonne est celui qui est le plus intelligent, contrairement à certaines croyances.
    L’essentiel est de se protéger vis à vis de cette personne à l’avenir, en mettant en place une barrière physique et/ou psychologique :
    (Je t’ai fais confiance -> Tu m’as trahi -> Je ne te laisserai plus avoir accès à certaines informations).
    Ton ennemi est souvent plus proche que tu ne le crois, ne le laisse jamais détruire ton royaume !
    Agis avec justesse et fermeté.

    1. Pardonner c’est pour soi, ce n’est pas un cadeau qu’on fait à l’autre. C’est dire je prends acte de la situation mais je refuse de souffrir pour quelque chose que je n’ai pas créé. Il faut ensuite travailler sur soi pour ne plus donner autant de pouvoir à quelqu’un.

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